En bref : une chute isolée peut être un accident ; deux chutes en moins de six mois sont un signal médical. Après une deuxième chute, demandez une évaluation du risque de chute au médecin traitant (vue, tension, médicaments, équilibre), sécurisez le logement, et évaluez si votre proche peut encore rester seul·e sans surveillance — en particulier la nuit, où se produisent une grande partie des chutes graves.

La première chute est presque toujours minimisée. « Il a glissé », « elle était fatiguée ». La deuxième change tout : elle indique que quelque chose s'est installé — une faiblesse musculaire, un traitement mal toléré, une baisse de la vue, un début de désorientation. C'est le moment d'agir, pas d'attendre la troisième.

Pourquoi une chute répétée est un signal, pas un accident

Le vrai risque n'est pas seulement la fracture. C'est l'enchaînement qui suit : hospitalisation, alitement, perte de muscle, perte de confiance. Beaucoup de personnes âgées ne retrouvent jamais leur mobilité d'avant, non pas à cause de la blessure, mais à cause des semaines d'immobilité et de la peur de tomber qui s'installe ensuite.

Cette peur a un coût invisible : votre proche sort moins, bouge moins, s'affaiblit davantage — et le risque de chute augmente encore. C'est une spirale, et elle se casse plus facilement au début.

Les causes les plus fréquentes

Ce qu'il faut demander au médecin

Une chute répétée justifie une consultation dédiée, pas une remarque en fin de rendez-vous. Demandez explicitement :

  1. Une révision complète des médicaments — lesquels peuvent être réduits, arrêtés ou pris à un autre moment de la journée.
  2. Une mesure de la tension couché puis debout, pour détecter l'hypotension au lever.
  3. Un contrôle de la vue et de l'audition.
  4. Une évaluation de l'équilibre et de la marche, et une orientation en physiothérapie si nécessaire.
  5. Un bilan sanguin (anémie, vitamine D, fonction thyroïdienne).
  6. Un avis sur les troubles cognitifs si vous avez noté de la confusion ou de la désorientation.

Sécuriser le logement : les gestes qui comptent vraiment

PièceCe qui provoque les chutesÀ faire
Chambre / couloirLe trajet vers les toilettes la nuitVeilleuses à détecteur, chemin dégagé, téléphone à portée du lit
Salle de bainSol mouillé, entrée et sortie de la doucheBarres d'appui fixées au mur, tapis antidérapant, siège de douche
SéjourTapis, fils électriques, fauteuil trop basRetirer les tapis, fixer les câbles, rehausser l'assise
EscaliersMarches mal éclairées, absence de rampeRampe des deux côtés, contremarches contrastées, éclairage haut et bas
CuisineObjets rangés trop haut ou trop basDescendre l'usuel à hauteur de main, supprimer le tabouret

Et le détail le plus sous-estimé : les chaussons. Les pantoufles souples sans maintien au talon sont responsables d'un grand nombre de chutes domestiques. Des chaussures fermées, à semelle antidérapante, portées à l'intérieur, changent réellement les choses.

Quand une présence à domicile devient nécessaire

Les aménagements et la physiothérapie règlent une partie du problème. Ils ne règlent pas le fait que personne n'est là au moment où la chute arrive. Un accompagnement devient justifié quand :

Selon la situation, cela peut aller de quelques heures d'accompagnement aux moments à risque — le lever, la toilette, le coucher — à une veille de nuit ou une présence continue 24h/24.

L'approche Eldy

Chez Eldy, la même personne accompagne votre proche à chaque intervention. Pour la prévention des chutes, cette continuité n'est pas un détail de confort : c'est ce qui permet de repérer qu'une démarche s'est modifiée, qu'un vertige est apparu, qu'un traitement est mal supporté — avant la chute suivante. Une personne différente chaque semaine ne voit pas ces changements.

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